De tout l’été, six papillons
Les herbes piquent si haut
Jusqu’aux genoux elles piquent
Et au dessus, avant le bord en éponge
Bleu turquoise du petit short
Toute une chair tendre
Échappée de justesse aux orties
Aux griffures et aux agacements
Des bouts de prés, des potagers
Chatouillis, urticants
Tout une chair tendre
Très pâle
Replète mais
Maladivement anémiée
Tout de même aimée
Des insectes
Des moustiques impitoyables
Des mouches de l’enfer
Et des papillons
Qui font sursauter pareil
Mais ravissent à la fin
Métamorphose de l’équilibre
Malhabile et chahuté
Des petits pieds
Piétinants, arythmiques
En danse de ciel
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