Il entre dans la propriété où il passait, enfant, les vacances. À voir dans quel état il en revenait, alors, c’étaient plutôt les vacances qui devaient passer sur lui. Il n’a compris que très récemment que le nom de la maison signifiait “ petite barque ” — barque, en fait —, et non une abréviation du mot baraka.
Tout n’est pas beaucoup plus petit.
Tout est seulement plus neuf ou plus vieux.
Les souvenirs sont là, domestiques en rang pour l’arrivée du maître… fantômes sans dents, sous l’écriteau ATTENTION CHIEN MÉCHANT.
Le dortoir des enfants, au grenier, il l’a déjà revu ailleurs, dans d’autres maisons. Il ne monte même pas l’escalier.
L’odeur du café de sa tante Mireille, il l’a attrapé par hasard, avec un vieux pot de fer chiné à l’occasion idéale d’une foire à tout de l’autre bout de la France.
Le chêne, il le prend dans ses bras. Il ne va pas s’éterniser.
Il entre dans la maison où il jouait, enfant, aux vacances. Une maison Lego, inventée par un homme vivant qui vivait dedans. L’homme de sa tante Mireille, avant, mais remarié, avec femme et enfants, une situation simple, finalement.
Sans toile d’araignée, sans recoin, sans petitesse. Contemporaine, on disait, en articulant prudemment.
Lumineuse et minérale. Des tortues immensément patientes dans un patio de sable.
Un autre monde à 300 mètres en amont abrupt de la baraka écourtée. Là non plus, il n’y a pas à traîner.
Sans toile d’araignée, sans recoin, sans petitesse. Contemporaine, on disait, en articulant prudemment.
Lumineuse et minérale. Des tortues immensément patientes dans un patio de sable.
Un autre monde à 300 mètres en amont abrupt de la baraka écourtée. Là non plus, il n’y a pas à traîner.