UN BON ÉTÉ / TIERS LIVRE / LIVRES ENFUIS 1
Commencé paresseusement et jamais retrouvé, égaré dans cette maison trop grande, trop belle, où les gens comme nous sont invités, ne peuvent qu’être invités comme de pauvres cousines de provinces malchanceuses, mais pas tant finalement puisque les voilà dans le parc parfait d’une demeure en rêve. Dans le livre, il y avait la mer, à moins que ce ne soit dans la propriété où je l’ai égaré. Une route peut-être à traverser. Je portais cette petite toge courte de spartiate. Quelques pages, avant de le poser sur une console, près d’un vase de tubéreuses et quand je suis remontée de la mer, où j’avais presque touché une méduse céladon, lisse et ronde comme un caillou, il avait disparu dans l’air empoisonné. Je fouille, je fouille, je retourne les matelas, les chambres, le ciel et la terre. Trop de temps passe en absurdes parties de volant, plumes frôlant nos jupes, et le bout rouge, le bout rouge… Si le livre revient c’est trop tard. D’ailleurs c’était peut-être un article dans une revue d’architecture, une conversation surprise entre ces deux vieilles tantes condescendantes dans leur villa Mon rêve….
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