Cernes de croissance

Après des années d’à peu près
J’ai fini par repérer
Quels êtres humains avaient
À peu de chose près
Le même âge que moi
J’ai un œil pour cela
Un œil à ça

Pourquoi cela m’importait-il tant ?
C’est que le miroir ment, ment, ment
Comme je respire dedans
Et l’embue, de ma personne imbue
Vue de l’extérieur, l’usure du temps
Éloquente, bavarde souvent
Sans faux semblant

Je vois l’âge juste, mais aussi l’enfant
Tout étonné encore d’être là
Cet âge, ce poids, ce geste
Si précis, si maladroit
J’ai un œil pour cela
Un œil à ça

Mais pour les arbres, je ne sais pas.

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